Fred Raspail au Kraspek Myzik

Journée d’hier interminable au travail.

Une de plus.

Satisfaction personnelle nulle, démotivation totale, l’âme au bord du gouffre, et une fatigue sans nom…. De quoi envisager de se pieuter au plus tôt !

Puis, une loupiote qui clignote sur le mobile.

Une notification.

En fait, une invitation Facebook de la part de Krystel’, pour aller voir Fred Raspail au Kraspek Myzik le soir même.

Non mais ça ne va pas la tête ? Je n’ai pas la patate, et en plus j’ai énormément de photos de la Fête des Lumières à préparer pour les mettre à disposition ici.

C’est par ailleurs pour cela que je ne publie pas grand chose ces jours-ci, il y en a du boulot !

Et puis d’abord…

Qui ça ?

Fred Raspail.

Un petit tour sur la page Facebook de l’événement m’en fait savoir un peu plus. Sa présentation me botte, et le style du bonhomme également.

Et puis, la mention faite au sujet de l’orchestre qui l’accompagne me titille : « SINK SING TITANIC GHOST ORCHESTRA« .

J’ai toujours eu une sorte de fascination pour ce navire, il faudrait voir de quoi il en retourne vis à vis de cet orchestre.

Enfin, une vidéo envoyée par Krystel’ fini de pousser ma curiosté.

Où ça ?

Au Kraspek Myzik.

Au premier abord, ce nom ne me dit rien. Puis, en localisant le lieux, cela me fait ’tilt’ !

Je passe en fait relativement fréquemment devant les samedis matins, quand je vais me perdre à la Croix-Rousse, et que j’en redescends à pied ( histoire d’arriver place Louis Pradel, juste au niveau de la boulangerie qui fait d’excellents petits pains au chocolat blanc… ).

Du coup, j’avais repéré ce lieu il y a déjà bien longtemps, puisque je savais qu’il s’agissait d’un endroit dédié à la création et à la diffusion de musiques indépendantes.

En plus, lundi soir, en revenant de la Croix-Rousse en compagnie de Krystel’, nous en parlions en passant justement devant, puisqu’elle m’expliquait que s’y déroulaient des pré-ventes de concerts.

Du coup, histoire de mettre un bon coup de pied à cette journée, et pour casser cette semaine en deux, les photos de la fête des lumières allaient bien prendre la peine d’attendre un peu. Nous avions bien, nous, attendu une année entière pour la voir !

Nous voilà donc finalement sur place, en pleine découverte du lieu.

C’est petit.

Un espace scénique avec les retours posés sur des parpaings (j’adore !) dans le recoin droit et, dans le gauche, un bar (chouette !).

En face, des bacs remplis de CDs et de Vinyles disponibles à la vente.

Fred Raspail

Nous étions respectivement, Krystel’ et moi, les second et troisième arrivés. Nouvelles têtes que nous étions, on nous a fait très aimablement la présentation du lieu, de ses activités.

Aimablement, oui.

Et c’est le maître mot qui domine en ce lieu tenu par quelques salariés et des bénévoles.

Pour preuve, en fin de concert, alors que je faisais l’asocial dans un coin (je plaisante hein, ce n’est qu’au boulot que je suis asocial parait-il ^^ ), l’un des membres de l’équipe avec qui j’avais discuté en début de soirée est venu me voir, spontanément, pour savoir si j’avais passé une bonne soirée. Superbe attention.

Et je n’ai pu que lui dire qu’elle avait été bonne.

Fred Raspail était en effet arrivé sur scène, l’air faussement timide, marmonnant presque dans son micro, mais avec un très léger sourire en coin, et le regard brillant.

À eux deux, ces traits comportementaux le trahissaient, et ils montraient qu’il était en fait parfaitement à l’aise.

Il allait pouvoir jouer pour, et avec son public.

Seul avec sa guitare en bandoulière, on ne se doute pas qu’on va faire la connaissance de son « SINK SING TITANIC GHOST ORCHESTRA« . Celui-ci est composé de… Fred Raspail, de… Fred Raspail, puis encore de… Fred Raspail, et enfin, je crois, de… Fred Raspail.

Il joue en fait allègrement du Sampler, un BOSS RC 50 pour les connaisseurs, si j’ai bien regardé.

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, il suffit à son utilisateur, ici Fred Raspail, de jouer un élément de sa composition pour que le sampler l’enregistre et le joue en boucle. Ainsi, il peut rajouter par-dessus un autre élément de sa composition, et peut ré-enregistrer l’ensemble, ainsi de suite.

Et c’est comme cela que prend vie le « SINK SING TITANIC GHOST ORCHESTRA« . Un véritable orchestre fantôme; Fred Raspail devient finalement ‘nombreux’ à lui tout seul.

Fred Raspail

Et ça marche. Terriblement bien même !

L’instrumentalisation est riche, pleine de pep’s allègrement partagé avec le public.

Ce dernier était peut-être peu nombreux ce soir là, ce qui fait d’ailleurs tout le charme de ce type de concert, mais il était surtout déchainé sur The Devil wants a girl WOOOOHOOOOOooo !

Tout au long de son concert, Fred Raspail joue de la guitare, nous invite à danser la valse, s’époumone dans son harmonica, agite du maracas, et a même la classe de péter une corde et de la changer, l’air de rien, en pleurant sur le triste sort qu’une compagnie aérienne, qu’il prend le soin de ne pas nommer en citant Air France, a réservé à sa guitare désormais bardée de scotch Américain.

Du coup, une chouette soirée que celle passée hier soir, emprunte de toutes aussi chouettes musiques servies par un humour distillé finement.

Un nouvel artiste découvert donc, mais aussi un nouveau lieu que je risque de fréquenter de nouveau d’ici peu. Quand y retournons-nous Krystel’ ? ^^

Allez, ci-dessous, ma petite galerie photo de la soirée d’hier, et l’album de Fred Raspail en écoute !

WOOOOHOOOOOooo !

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